Quelques mots sur le projet...
Situé sur la commune de Gourgé, au nord-est de la sous-préfecture de Parthenay (à l’ouest de Poitier), le projet agrivoltaïque de Sauvigny est avant tout un projet agricole, porté par deux exploitants expérimentés, compétents et investis : Nicolas PAILLIER, propriétaire et exploitant de la ferme de Sauvigny et Jean-Christophe REAU, propriétaire et exploitant de la ferme EARL Reau Jean-Christophe.
Le projet agricole consiste en l’installation de panneaux photovoltaïques dit « trackers » sur les pâturages les plus séchants des deux fermes, visant à assurer une protection climatique bénéfique à l’herbe et la culture de luzerne, ainsi qu’aux animaux qui pâtureront dessous.
Les chiffres du projet
Découvrez les agriculteurs du projet !

« Je suis Nicolas Paillier, agriculteur en bio installé sur la commune de Gourgé depuis 2005.
J’élève 300 brebis, 25 vaches, 250 poules pondeuses et cultive 6 ha de céréales pour nourrir les poules et faire du pain avec un Boulanger d’Echiré, près de Niort. J’ai également ouvert un magasin de producteurs à Niort où l’ensemble de mes produits sont commercialisés.
Grâce au projet qui a été co-construit, ma ferme devient durablement viable, plus productive et facilitante pour la production d’énergie renouvelable pour notre Pays de Gâtine, tout en conservant mes valeurs de respect de l’environnement. C’est un vrai projet, venant des paysans ! »

« Je suis Jean-Christophe REAU, installé à Gourgé et exploitant agricole depuis 1987.
Ma ferme comprend 180 ha de SAU. J’ai 80 vaches allaitantes et j’attache une importance à la qualité du fourrage fourni à ces animaux.
J’ai dû abandonner la culture de luzerne sur les parcelles du projet. Mon objectif est de reprendre cette culture grâce à la protection des panneaux face aux aléas climatiques, pour devenir plus autonome. Je souhaite également maintenir la conduite de type « full grazing » qui adapte la taille des lots d’animaux sur chaque parcelle à la disponibilité fourragère et la pousse de l’herbe. »
FAQ
L’empreinte environnementale d’un panneau solaire est relativement faible. Leur production, bien qu’énergivore, est compensée par l’énergie solaire qu’ils génèrent sur 30 à 40 ans. Recyclables à 95 %, ils nécessitent moins d’énergie pour être retraités, évitant l’extraction de nouvelles matières premières. Globalement, les panneaux photovoltaïques produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment durant leur cycle de vie et produisent des déchets faciles à traiter, contribuant ainsi efficacement à la transition énergétique.
En général, le recyclage d’un panneau solaire se passe ainsi :
- Séparation du cadre en aluminium du panneau. Il représente environ 10 % du poids du panneau ;
- Récupération du cuivre contenu dans les câbles et le boîtier électrique ;
- Broyage en lamelles des panneaux photovoltaïques pour extraire le verre, les composites et le silicium, orientant chaque composant vers sa filière de recyclage dédiée.
L’éco-participation, incluse dans le prix d’achat des panneaux solaires, finance leur recyclage. Propriétaires d’installations photovoltaïques, distributeurs, importateurs et fabricants s’en acquittent. Cette redevance, payée par panneau lors de l’achat, varie selon la technique, le poids et les coûts actuels de recyclage.
À noter que le propriétaire foncier est dispensé de cette charge.
Les fermes solaires sont des installations réversibles, dont l’emprise au sol est très limitée (moins de 5 % de la surface totale de la centrale). Des études, des actions et des solutions sont, par ailleurs, mises en place pour assurer la préservation et le développement de la biodiversité sur site.